Des jihadistes de Boko Haram ont tué 18 coupeurs de bois lors d'une attaque, et trois autres civils sont morts au passage de leur convoi sur une mine dans le nord-est du Nigeria, ont indiqué lundi à l'AFP des miliciens et un habitant.
Les deux incident ont eu lieu dimanche près des localités voisines de Ngala et Gamboru, dans l'Etat du Borno, à la frontière avec le Cameroun.
Au total, "nous avons perdu 21 personnes dans deux attaques séparées des insurgés de Boko Haram", a affirmé depuis Gamboru Umar Kachalla, membre d'une milice civile engagée aux côté de l'armée contre le groupe jihadiste.
Dix-huit bûcherons ont été abattus aux abords de la forêt de Wulgo, à 15 kilomètres de Gamboru, où ils étaient partis couper du bois de chauffe. "Ils ont ouvert le feu sur le groupe alors qu'il revenait vers la ville", a précisé M. Kachalla.
Un autre milicien, Shehu Mada, a confirmé que "les 18 bûcherons tués (...) ont été abattus en tentant de s'enfuir". "Les corps étaient éparpillés sur plusieurs centaines de mètres, la plupart se sont fait tirer dans la tête et le dos", a précisé M. Mada.
La forêt de Wulgo est connue comme un sanctuaire de Boko Haram. En janvier, dix bûcherons avaient déjà été tués dans la région tandis qu'une trentaine d'autres, qui avaient disparu, auraient été enlevés par les jihadistes.
Dimanche, un véhicule faisant partie d'un convoi escorté par l'armée a par ailleurs heurté une mine posée par les insurgés, tuant trois personnes près du village de Wumbi, à 20 kilomètres de Ngala, selon Umar Kachalla.
"Trois personnes dont le conducteur sont décédées et 11 passagers ont été blessés", a-t-il détaillé.
Abubakar Yusuf, un habitant de Ngala, a confirmé ce bilan, précisant que les trois victimes avaient été enterrées le jour même.
Ngala, où vivent 80.000 déplacés ayant fui les exactions du groupe jihadiste, n'est qu'à trois kilomètres de Gamboru.